| Pendant des décennies, le charbon produit à Ronchamp est vendu dans les industries environnantes : verreries, forges, chauffage, industries de transformation des métaux et usines textiles. Puis avec le fonçage de puits, l’augmentation de la production et l’arrivée de nouveaux actionnaires alsaciens (1841), le charbon est surtout exporté vers la région de Mulhouse par Belfort. Le transport est alors fait au moyen de chariots tirés par des bœufs et des chevaux via la route Ronchamp-Belfort (N°19), appelée alors la 'route du charbon'.
En 1857, la construction de la voie ferrée Paris-Belfort va entraîner la Direction des Houillères à construire tout un réseau de voies secondaires qui relie entre eux tous les puits en activité et une gare houillère à proximité du puits Saint Charles et parallèlement à la voie S.N.C.F. Dans les années 1960-70, cette gare houillère servira de lieu de stockage des anciennes locomotives à vapeur de la S.N.C.F. . Une voie ferrée et son embranchement au gabarit SNCF seront également aménagés. C’est aussi à cette époque que les Houillères décident de concentrer la préparation mécanique du charbon dans un lieu unique vers la plaine du Chanois, qui lui aussi est connecté au réseau. Ce réseau ferré a été démantelé après la fermeture de la mine mais aujourd’hui les traces sont encore bien visibles : chemins en bordure des terrils, monticules de remblayage, grandes tranchées rectilignes dans certaines forêts etc.
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